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Quelques nouvelles (au 5 juin)

IMG_5347 (800x600)Voilà déjà bientôt 17 jours que nous avons pris la route et le temps semble passer trop vite – malgrè le pas lent de l’âne. Cela nous éloigne d’autant de l’internet qui requiert une bande passante dont nous ne disposons pas.

Car il nous faut reconnaitre que c’est assez rude de se mettre en route, avec tous nos repères qui changent – en dépit des entrainements et de tout ce que l’on a pu anticiper ou organiser. Vivre à 8 sur 4 sacoches qui nous paraissent parfois encore trop lourdes et trop encombrées.

On a déjà parcouru près de 150 kilomètres et notre moyenne connait des hauts et des très bas : mais peut importe finalement, ce qui compte c’est la façon dont nous avançons. Et ces premiers jours ont été richissimes d’accueils incroyables (Julie & Guillaume, Alex et Maud, Guy et Brigitte, le P Etienne, la communauté ND de Bon Secours à Blauvac, Philippe et Elisabeth, Marie Liesse et Gregoire, Solange, Nelly, Violaine et Gregory, Manu, Olivier et Chantal, la communauté St Jean des Jaumes, Ludovic et Christelle…) et de coups de main providentiels (par exemple celui de Katia sur la D1, d’Emmanuella à la Loubatière, d’Alexandre et de Christian les maréchal ferrant ou de Joel au col du seuil, d’Alexandre & Catherine, de Michèle à Clamensane et tant d’autres rencontrés à la croisée des chemins…). Nous avons été aussi très entourés de marcheurs compagnons (Patrick, Ghislaine, Philippe, Julie, Guillaume, Antoine et Baptiste, Nathalie, Lorraine, Raphaelle, Marie Liesse, Roch et Thibaud, Jiah, Giovanne…). Et soutenus par de nombreux messages ou sms, sans oublier ceux qui pensent et qui prient pour nous.

Malgrè quelques grosses fatigues et des petits bobos, nous recevons donc indéniablement la force et l’envie qui nous sont nécessaires pour continuer la route. Et cela aussi passe par toutes les bonnes âmes que nous trouvons toujours sur notre chemin. Sans oublier les 4 ou 5 jours de repos que nous avons pris entre Ribiers et Clamensane:-)

Tout notre équipage est à peu près en forme : seuls les pieds d’Ingrid (qui a reçu un mauvais choc sur l’ongle) et de Menelas et Toto (qui ont chacun perdu un ou des fers) nous ont demandé une attention particulière ces derniers jours. Les enfants nous étonnent par l’énergie débordante qu’ils ont toujours, même par exemple après qu’il nous soit arrivé d’oublier un repas faute d’approvisionnement ou que l’on ait marché plus de 3 heures sous une pluie diluvienne….Et Zélie remporte sans conteste la palme de la quiétude paisible : elle a une mine éclatante qui nous rassure sur les conséquences de notre aventure sur sa santé.

Ceci dit, le rythme général de notre marche reste encore à trouver : nous démarrons encore trop tard dans la journée et finissons donc souvent trop tard. Mais on est plein d’espérance pour la suite 😉

Sur ce, un portfolio photo est désormais consultable ici  pour partager avec vous quelques images

Ranger pour se laisser déplacer

Nous avons fait une drôle d’expérience ces dernières semaines : le rangement aussi, ça peut conduire plus loin !

Pas vraiment adeptes d’un ordre absolutiste, nous avons même plutôt, comme beaucoup d’ailleurs, une certaine aversion pour les formalités administratives ou les tâches ménagères – en particulier celles qui demandent d’être rigoureux dans les classements.ranger2

A quelque temps de débuter notre marche familiale (dont le départ est fixé au 20 mai), nous nous étions fixés quelques objectifs simples : oublier un peu la logistique du voyage, nous recentrer sur les objectifs (notamment spirituels) et faire du tri.

Argh, du tri…. !! Même si l’idée nous plaisait en théorie, la mise en œuvre a vite généré de vieux réflexes ou atavismes de résistance: il y a toujours mieux à faire que ranger des vieilles affaires !

Après de nombreuses heures à lutter contre les tentations de dispersion, nous sommes finalement arrivés en presque 3 jours à ranger un placard (oui, un seul placard !) qui était rempli de paperasses de toutes sortes, accumulées depuis quelques années – soit 5 sac poubelles évacués et de bonnes crampes en prime…un constat évident s’est pourtant imposé : on se sent vraiment beaucoup mieux après !ranger3

De quel poids invisible nous sommes-donc ainsi débarrassé en faisant tous ces rangements ?

Outre la satisfaction du devoir accompli, il semble à la relecture qu’un vrai souffle nous a renouvelé dans cette expérience dont on peut déjà voir quelques fruits bien goûteux à savourer pour le reste de notre vie :

  • le désencombrement est un pré-requis à la marche au long cours mais aussi à la prise de décision : difficile de voir la lumière si l’on laisse le brouillard s’étendre
  • faire du tri pour s’y retrouver et se retrouver entre ce qui est essentiel, nécessaire et superflu  : conserver quoi et dans quel but?
  • l’ordre peut être une contrainte choisie, un cadre libérateur dans le désordre du naturel-qui revient-au- galop : qu’est ce qui compte vraiment pour moi, pour nous?

Cela fait de l’écho à cette amie qui nous dit faire cet exercice de tri et de rangement chaque année, comme si elle se préparait à déménager – à changer de vie. Pour ne pas s’endormir dans une routine anesthésiante – et probablement aussi pour revisiter et relire sa vie, régulièrement .

« Ranger » pourrait donc bien signifier « relire, réajuster sa vie ».

Comme une invitation à se laisser librement renouveler, à accueillir de nouvelles possibilités

 

 

Cet air qui trotte dans la tête

Un pas de plus_MorandeauEt voilà comment, au grè des amitiés et des échanges, on en est venu à découvrir une chanson dont les paroles font écho à notre projet – sur une mélodie qui met en route !

″Choisir de faire un pas de plus
Rythmer sa vie de temps en temps
Choisir d’aimer de plus en plus
Donner sa vie tout simplement

Merci à Christophe Morandeau qui en est l’auteur (et à Joseph & Amandine D. qui nous l’ont fait découvrir) !

On peut l’écouter ici :

Entrainement n°2: un pas de plus vers l’autonomie

Sur une excellente suggestion de Jean-François (cf les ânes du gîte), nous avions prévu 5 jours, du 11 au 16 avril, sur le chemin de Compostelle en Haut Quercy, afin de tester le matériel, le camping et aussi mieux faire connaissance avec Ménélas et Toto en conditions « réelles ».

Le parcours Aubazine –Rocamadour nous parait opportun, tant pour sa relative proximité de Vérnéjoux (lieu où sont hébergés nos ânes) que pour la beauté architecturale de ces hauts lieux spirituels. Venir et prier à Rocamadour, qui attire tant de pélerins depuis tant de siècles , devint rapidement pour nous un bel objectif de semaine sainte. Monter vers Pâques, au sens propre et figuré !

Ce sera aussi une semaine d’apprentissage de l’autonomie, c’est à dire apprendre à « se reconnaitre fragile et savoir à qui et quand demander de l’aide« …

 

Samedi 11 avril – l’épopée sauvage

Après un trajet Palaiseau-Roanne pour aller prendre possession de Titine, notre fourgon bétaillère dédié au transport des ânes (merci Plein Air Autos !), nous arrivons à Vernéjoux en fin d’après-midi et organisons notre premier campement. Grande inauguration des tentes, des sacs de couchage, du réchaud, …et du camping en famille !

Nos hôtes, Jean-François et Armelle, accompagnent nos retrouvailles avec Ménélas et Toto, et nous soutiennent pour l’essai des bâts, quelques réglages sommaires de sacoches et surtout – l’apprentissage du chargement en fourgon.

 Dimanche 12 avril / Aubazines – Puy la Mouche (9 km)

Après une nuit bien fraîche (un euphémisme) et un lever aux aurores, nous levons rapidement le camp de Vernejoux et chargeons tout le monde, y compris nos 2 compagnons à 4 pattes, dans nos 2 véhicules : direction Aubazine pour la messe des Rameaux.

Une fois achevée la célébration, nous débarquons nos ânes dans un jardin public où nous organisons un rapide pique-nique avant de nous lancer dans la constitution des sacoches…Premier et difficile exercice de constitutions des bâts : il faut choisir (et donc renoncer 😉 entre l’essentiel et le superflu, équilibrer les charges, ne rien oublier….Ce soir nous n’avons pas de couchage prévu car des contacts pris en anticipation ne s’étaient pas révélés fructueux : nous nous sommes donc préparés à une perspective de camping sauvage.

Alors que le soleil est déjà assez haut, nous réalisons que nous avons oublié le topoguide : où aller et comment s’y rendre ?

L’épicier que nous avons sollicité ne dispose pas de cartes mais nous envoie vers Sœur Christophora, du monastère grec-catholique voisin, connue pour aider ceux qui en ont besoin…Solide irlandaise au regard ouvert et clair, cette dernière interrompt son repas pour explorer ses réserves, dont elle revient avec une vieille carte au 25:000 qu’elle prend le temps d’explorer avec nous pour suggérer des orientations : victoire, nous pouvons nous mettre en marche avec une route à explorer !

Après quelques heures de marche, nous dépassons Lanteuil pour achever une montée qui ne sera donc plus à faire le lendemain 😉

Nous croisons la route de personnes qui font mine de nous proposer un champ où poser notre camp – mais devant l’absence de suite concrète, nous décidons de poursuivre encore quelques centaines de mètre plus loin pour atteindre le hameau de Puy La Mouche : nous sonnons à la première porte, maison de Jean et Danièle B., qui s’ouvre largement et chaleureusement – ces jeunes retraités nous offrent leur jardin et l’usage de leur salle de bain…et d’utiles photocopies du topo que nous avions oublié.

Nos ânes vont là expérimenter leur première attache de nuit, le long d’une corde à laquelle leur longe est fixée par un mousqueton, ce qui leur permet une relative circulation.

Après une cuisine sommaire, tout le monde est heureux de retrouver son sac de couchage alors que le soleil s’est déjà couché dans une symphonie éclatante de couleurs.

Lundi 13 avril / Puy la Mouche – Saillac (12 km)

Une bonne partie de la matinée est consacrée à plier le camp et rebater les ânes : nous partons enfin vers 11h (donc bien tard) pour une jolie ballade sur un plateau. Des passants nous interpellent et demandent même à nous prendre en photo : l’équipage ne laisse pas indifférent, mais les ânes, les parents et leurs enfants poursuivent leur chemin paisiblement. Si nous répondons volontiers aux saluts et questions, nous évitons de nous laisser réduire à des objets de curiosité.

Nous trouvons un bois en bordure de route à proximité de la croix de stolan, et après une bonne pause,nous repartons pour descendre vers Collonges-la-rouge, une magnifique petite cité médiévale pour une petite pause goûter.

Comme le jour avance, nous progressons sans trop tarder vers Saillac, et terminons notre journée en confiant nos hôtes à venir : qui nous accueillera ce soir ?

En entrant dans Saillac, nous croisons Lisa et Gwendoline, deux jeunes filles qui s’occupent de leur ponette : comme nous cherchons où loger, elles courent demander à l’oncle de Lisa, Daniel A., s’il peut prêter son champ et un enclos pour les ânes.

Et c’est ainsi que nous sommes accueillis comme des rois sur le terrain de cet agriculteur à la retraite, qui parait tout heureux de nous venir en aide. Son neveu et ses petite nièces sont aux petits soins, allant jusqu’à nous approvisionner en lait pour le matin.

 Mardi 14 avril / Saillac – Saint Denis les Martel (12 km)

Pour notre 3ème démontage de camp, nous commençons à mieux trouver nos marques…et les horaires de départ s’en améliorent d’autant !

Tout le monde commence à trouver son rythme et l’allure s’en ressent d’autant dans la matinée. Après une bonne descente vers les Quatre Routes, nous prenons nos quartiers dans un jardin public situé en face de la mairie. Les ânes en liberté et notre famille étalée sur une bâche pour pique-niquer ne semblent étonner personne…pas même le maire, qui vient  lui-même nous proposer de rester dormir sur la commune et régale les enfants de bonbons. La proximité d’un commerce nous permet d’offrir un extra frites+ glaces qui fait la joie des petits..et des grands !

L’après-midi sera plus compliquée : ayant ignoré le GR sur des conseils reçus, nous privilégions une départementale jusqu’à St Denis les martel : chaleur et soleil plombant, circulation peu respectueuse du convoi que nous formons et des ânes en ralentissement constant….Ces 6 km en plus de 3 heures nous auront beaucoup coûtés. Nous réaliserons plus tard que Toto a été brulé à l’épaule droite par une sacoche probablement mal ajustée : cela explique certainement la réticence à marcher…

En fin de journée, nous arrivons devant la mairie de St Denis sans imaginer où nous allons pouvoir nous poser dans cette petite ville coincée entre une paroi rocheuse et la voie ferrée. Une jeune femme prénommée Mainell qui fait prendre l’air à sa fille devant le pas de sa porte s’émerveille des ânes : comme nous lui disons alors notre souci de leur trouver une aire de repos, elle nous propose son petit jardin…puis son salon pour que l’on y passe la nuit ! Très belle rencontre avec elle, François son compagnon passionné d’escalade, et leur petite Eve, pas perturbée par notre invasion. Nous sommes tous ravis de nous sentir ainsi accueillis, simplement et largement – première nuit au chaud, et les enfants auront même droit à une soirée dvd !

Mercredi 15 avril / Saint Denis les Martel – Mas du vieux chêne [Montvalent] (12 km)

Le lendemain matin, nous re-prenons la route le long d’une départementale en flanc de falaise – direction Gluges ou nous devons passer la Dordogne. Nous traversons un magnifique village, dont les glycines violacées ont colonisé la paroi. La route en lacets est agréable, avec un surplomb unique sur le fleuve et une vue magnifique sur la vallée : Ménélas et Toto marchent mieux car nous avons re-équilibré leurs charges et veillé à ce que les sacoches ne frottent pas la plaie (très légère heureusement) de Toto.

Après un pique-nique juste avant le pont, durant lequel Ménélas cherche à faire l’école buissonnière (il se laissera néanmoins heureusement rattraper par les enfants) – nous repartons le long du GR. Passage de pont, de voies ferrées ou de plaques en fonte, sont des exercices durant lesquels nous pouvons tester la complémentarité de nos ânes : quand l’un stresse l’autre le rassure et vice-versa !

A l’occasion d’une erreur d’orientation, nous croisons Eric, un agriculteur qui nous conseille d’aller camper à la guinguette du vieux Chêne – en appelant son propriétaire pour le prévenir de notre arrivée. Jean-Michel D, nous y fera très bon accueil, et c’est dans ce paradis terrestre que nous passons notre 2ème nuit « en dur » après une bonne baignade-douche dans la Dordogne attenante.

Jeudi 16 avril / Montvalent – Rocamadour (14 km)

Après une nuit bien fraiche (le givre recouvrait la prairie au petit matin), nous levons le camp avec entrain et rejoignons Montvalent et ses ruelles médiévales charmantes. Le GR proposé pour ce chemin de Compostelle, se révèle de plus en plus agréable, nous faisant emprunter des chemins ou des petites routes secondaires encadrées par de joli murets de pierre sèches : déjà nous arrivons sur le causse, et la végétation se fait moins luxuriante.

 

Nous prenons une pause déjeuner dans un parc à mouton, puis reprenons la marche et arrivons en milieu d’après-midi à l’Hospitalet – bourgade qui surplombe le village de Rocamadour. L’office du tourisme que nous contactons nous oriente sur l’hospitalité Notre Dame, situé à coté des remparts, où l’on nous propose un dortoir « St Amadour » : difficile à refuser !

Nos ânes trouvent une place en longe d’attache dans le jardin attenant. Après une rapide collation dans un restaurant (la fête !) nous avons la joie de participer à l’office du Jeudi Saint, célébré dans la basilique Saint Sauveur…bien encadrée par les chapelles St Blaise et St Michel.

Vendredi 17 avril / Le grand retour

Après une bonne nuit au chaud et dans des lits (summum du luxe), Ferdinand et moi partons en autostop, train et autostop à la recherche de nos véhicules laissés à Aubazine. Moins d’1h30 après notre départ de Rocamadour, nous arrivons déjà sur Aubazine dans la voiture de Gilles, retraitant dans la région qui avait prévu de venir chanter quelques heures dans l’abbatiale…et qui se laisse généreusement déplacer pour accompagner notre épopée de fourgonnettes jusqu’à Rocamadour – soit 4 h aller retour…

Joie d’une belle rencontre en point d’orgue de notre périple !

 (voir aussi la video de notre entraînement en cliquant : ici)

 

 

Sur les pas de Dieu…

IMG_4884« Le Christ n’a pas d’autre corps sur terre que le vôtre, ni d’autres mains que les vôtres, ni d’autres pieds que les vôtres. C’est par vos yeux que s’exprime la compassion du Christ pour le monde ; par vos pieds qu’il s’en va faire le bien ; par vos mains qu’il va bénir aujourd’hui l’humanité.»

Thérèse d’Avila (1515-1582)

(via Céline B., merci à elle!)

Entraînement n°1

Du 15 au 21 février dernier, nous sommes allés chez Armelle et Jean-François, qui nous ont accueillis dans leur vaste gîte aux alentours duquel vit leur non moins vaste troupeau d’ânes, de races normande et cotentin.

En plus de nos hôtes chaleureux et bienveillants, nous avons faits d’autres belles rencontres – dont Laurence et Emmanuel G. et leurs enfants, qui nous ont notamment permis de vivre des goûters de fin de ballade en forme de festin joyeux !

Malgré un temps maussade et la grosse fatigue du début de séjour, nous avons tous pu progressivement goûter à l’apaisement procuré par la marche et la compagnie des ânes.

Côté apprivoisement, Ménélas et Totolitoto se sont accoutumés au calme très relatif de l’ambiance familiale, et en cheminant quelques 50 km avec eux, nous avons commencé à nouer une relation de confiance mutuelle – tout en distinguant peu à peu quelques traits du caractère propre à chacun de ces ânes sympas et bien élevés.

 

Viva Italia !!

« Je suis venue ici parce que j’ai reçu un don et que je veux le partager », dixit sœur Cristina.

Un bien bel exemple de « pas vers l’autre » !!

Grazie Suor Cristina, pour ce don offert avec une joie simple et vraie !

Une proposition pour aujourd’hui

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Colombes de Paix (atelier Benteay Prieb, Cambdoge)

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

 

O Seigneur, que je ne cherche pas tant

à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

 

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

François d’Assise (1182 – 3 octobre 1226)